Je te tiens au courant…

par | Mar 27, 2015

non, mais vraiment vous allez croire que je les invente… entre l’histoire de ma chronique dans laquelle je vous disais qu’au moment d’écrire sur ce blog, le vent avait arraché la toiture des voisins ou cette autre causette dans laquelle mon ordinateur avait rendu l’âme… me voici à nouveau au coeur d’un événement aussi improbable que réel. Figurez vous que j’étais tranquillement installée dans les starting-block devant mon ordinateur ce matin en Hollande, lorsque hop « plus de jus »; tout ce qui s’alimente d’électricité a subitement été mis en carême (bon c’est bientôt pâques mais quand même). Après avoir vérifié le tableau électrique et regardé chez la voisine, il était devenu évident que cette panne était générale à la rue… ce que j’ignorais à ce moment là, c’est que le problème s’étendait à toute la province du Nord de la Hollande. J’ai cette chance que mon chéri est journaliste; ce dernier reçoit les informations directement sur son téléphone portable, ce qui me permet de profiter en live des dernières informations qu’elles soient locales ou mondiales. Je sais donc, à l’heure où j’écris ce texto, qu’une ligne de haute tension à grand débit est la cause de cette rupture de courant. Les conséquences de ce manque d’électricité se fait vite sentir dans la maison d’abord, puis de manière plus large; laissez moi partager cela avec vous ci-dessous :

  •          la température ayant chuté rapidement j’ai voulu me faire un thé chaud, oubliant complètement que la bouilloire est électrique. Problème résolu : la cuisinière étant au gaz j’ai cuit de l’eau dans une casserole, après avoir mis le feu au gaz à la main avec une allumette (eh oui les étincelles qui le font automatiquement proviennent de l’électricité… qu’est ce que j’en apprends sur le fonctionnement de cet appareil aujourd’hui)
  •          pendant ce temps mon compagnon était sous la douche se préparant pour aller bosser; l’eau glaciale ayant vite fait de le démotiver, il en est ressorti aussi vite qu’il y était entré, les cheveux toujours aussi ébouriffés qu’au réveil et donc absolument non présentable à la télévision. Conséquence : une bonne partie de rigolades et la prise de conscience que pour un bain chaud il me faudra attendre le retour du « jus »
  •         il me reste 2 bûches pour allumer un bon feu dans la cheminée, vous l’aurez compris je suis extrêmement frileuse. La maison datant de 1930, bien qu’isolée est également bien ventilée; la température baisse vraiment vite, là il fait 17 degrés Celsius au moment où j’écris. Mon chéri me propose d’aller acheter du bois « au cas où cela devait durer plusieurs jours comme lors de la panne de la province de l’est qui a duré trois jours de par le passé », seulement voilà, ici en Hollande personne n’a suffisamment de cash chez soi ou sur soi pour aller faire des achats de la sorte et les automates où retirer son pactole sont à plat. Conséquence : je réalise ma richesse, car j’ai une petite tirelire pleine de pièces de monnaie et en faisant le compte je suis étonnée par le montant qui me semble subitement être une petite fortune.
  •          sachant qu’une panne de la sorte peut durer des jours, puisque je viens d’apprendre que c’est déjà arrivé, je décide de répertorier ce qui est absolument nécessaire de posséder chez soi ces jours ci, afin de profiter d’un minimum de confort en cas de froid. Conséquence : je réalise l’importance de faire une petite réserve de certaines choses essentielles; pfffff qu’est ce que je possède encore comme choses absolument inutiles, alors qu’il me manque ce dont j’aurais besoin.
  •          Pendant ce temps je reçois un sms de ma mère, qui s’occupe de ma fille en Suisse, et réalise qu’il me faut économiser la batterie de mon téléphone portable; je lui envoie un unique sms pour la prévenir de mon éventuelle absence au téléphone, le temps de la panne. Conséquence : je réalise à ce moment là combien je suis dépendante de Monsieur Electricité, et combien il m’est plaisant d’écrire sur ce document Word pour le poster dès que je le pourrais pour partager avec vous (oui, je n’ai plus d’internet, mais la batterie de mon ordinateur est encore bien chargée… ah mais tien je peux y brancher mon téléphone).
  •          c’est une panne généralisée, ça je le savais tout à l’heure. Maintenant je sais que même l’aéroport de Schiphol est en difficultés (les avions sont interdits d’atterrissage), qu’aucun train ne circule dans la province, que le « Media Park » est en black-out. Conséquence : je réalise à ce moment là combien nous vivons pieds et poings liés au système environnant.

Ahhhh youpiiie le courant est revenu comme mars en carême(décidément pâques approche, deux fois dans le même texte c’est presque indécent); juste eu le temps de réaliser combien je me suis rendue moi-même dépendante d’un système en plongeant complètement dans son fonctionnement, oubliant de par là même de suivre des précautions naturelles que tout individu libre prendrait confronté aux forces directes de la Nature. Dans la foulée je me sens tout de même drôlement fière de voir le positif dans les extrêmes que j’ai pu vivre à petite échelle durant ce court laps de temps sans électricité. Cela me fait penser à toutes ces lectures que j’ai eu faites de par le passé sur « vivre de manière autonome.  De la « nef de fous » en France, à la communauté de jeunes de l’île de Tévia en passant par d’autres communautés vantant l’autarcie de par le monde, ces groupes de gens tout à fait sains de corps et d’esprit ont décidé de vivre de manière « libre et authentique », bannissant de leur Vie le maximum de limites à leur autosuffisance. Comme pour beaucoup de mouvements « anti », luttant « contre », « résistant à », le discours tenu amène à une coupure et une catégorisation du type « les bons/les méchants », « les sensés/les fous », « les sages/les insensés », « les justes/les mauvais » alors qu’il peut être intéressant de se pencher sur un « juste milieu ». J’aime bien me baser sur ce qui me parle concrètement à moi Annette; dans le cas du juste milieu, je profite du mouvement des « féministes » de mon pays d’origine qui ont lutté (et continuent de lutter) pour la liberté de la femme. Oui objectivement ce mouvement est venu transformer les mentalités au fil du temps, cependant je trouve qu’aujourd’hui dans ce pays, les femmes n’ont plus grand chose de féminin et les petites filles ici sont éduquées à être une « stoere meid » (ce qui veut dire « une dure »). Peut-être qu’à force d’avoir lutté pour avoir les même droits que les hommes, ces extrémistes en sont venues à oublier de promouvoir les qualités naturelles du féminin (douceur, réceptivité, empathie, tendresse) dont le masculin pourrait profiter également. Attention je ne suis ni pour ni contre les émancipatrices, car sais que les extrêmes sont utiles encore aujourd’hui pour faire « bouger le monde ». C’est juste que je me sens plus à l’aise avec la promotion de la « troisième voie » comme l’appelle mon ami Maurice; et encore j’y travaille tous les jours. Toute la difficulté de l’accessibilité à ce « chemin du milieu », à chaque instant de ma vie, est due à tous ces jugements de valeurs, à tous les dilemmes que je place en obstacle dans mes choix, ainsi qu’aux contradictions qui parfois me submergent, plutôt que de laisser cette « voie », invisible dans ces moments-là, se manifester dans ma Vie au grand jour. Cher lecteur ou lectrice, je te tiens au courant quand j’aurais trouvé le juste milieu entre « autonomie » et « assujettissement », entre « émancipation » et « servitude », entre « dépendance » et « indépendance »; qu’en est il de toi? as tu plutôt tendance à lutter, à résister, à forcer l’autre pour obtenir ce que tu convoites? ou suis tu le courant en faisant la promotion du chemin qui te semble le plus confortable et bénéfique? acceptes tu de laisser les autres choisir leur propre voie en restant dans la promotion tranquille de la tienne? as tu déjà essayé de voir dans quelle mesure tu vis certaines extrêmes ou autres dilemmes dans ton existence? cordialement, Annette action onRendez-vous sur Hellocoton !

Mastercoach de vie certifiée, je t'invite à développer la CoCreattitude afin de cocréer de nouvelles réalités pour toi-même, tes proches et le monde. Une prise de conscience à la fois. En profitant de ce qui se joue dans ton quotidien comme autant de cadeaux à déballer: tes présents uniques sur ton chemin de vie. Mon approche holistique de l'être humain, se retrouve dans toutes les dimensions de ma vie. En cela, je désire t'inspirer.

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